[MCS0] - GUIDE DE L'ORTHOGRAPHE OFFICIELLE DU SÄNGÖ 

LA SYLLABE 

La syllabe ouverte

La syllabe typique sängö est formée soit d’une voyelle seule (V) soit d’une consonne suivie d’une voyelle (CV). La voyelle peut être nasale ou orale, allongée ou non, elle est représentée toujours avec un seul symbole V.  De même la consonne peut être simple ou complexe, elle est représentée toujours par un seul symbole C. Exemples:

La syllabe fermée

La syllabe et dite "fermée" quand elle se termine par une consonne. Les syllabes fermées en Sängö spnt de deux  types: VC et CVC. Ils sont très rares et ne se rencontrent que dans quelques rares mots expressifs ou empruntés.

* Ce mot emprunté au français connaît plusieurs prononciations en Sängö et aucune des variantes ne s'est iposé dans la pratique. Donc, nous les conservons toutes: petröo, petrölo, petröl.

 
La syllabe à groupes de consonnes Cr et Cl

Ce sont les syllabes qui commencent par un groupe de consonnes tel que  CrV, ClV. Les groupes de consonnes qui apparaissent ici ne constituent pas une seule unité comme pour les consonnes complexes  mais il s’agit bien de consonnes distinctes. Entre deux voyelles, les consonnes /r/ et /l/ ont tendance à réduire les voyelles qui les précèdent jusqu’à les faire disparaître. Ainsi, ködörö « pays » est couramment prononcé ködrö, et mbâsâmbâlâ « sept » est d’abord devenu mbâlâmbâlâ puis mbrâmbrâ. L’apparition des groupes de consonnes de type /Cr/ et Cl/ est renforcée par les mots empruntés au français comme Afrîka, eglîzi, drapöo « Afrique, église, drapeau ». Voici la liste des groupes de consonnes attestés :

 
La syllabe à groupe de voyelles CVV

Lorsqu’on a une consonne suivie de deux voyelles différentes V1 et V2 comme dans les mots kîo racler, kua travail, mâi évoluer, ndaû accident, les deux voyelles se combinent pour constituer une seule syllabe complexe CVV. Le plus souvent l’une des deux voyelles est un /i/ ou un /u/ comme dans les exemples ci-dessus. Mais parfois, c’est un /e/ ou un /o/ comme dans ndao forge, meambe (variante miombe) huit. Voici les combinaisons de voyelles attestées dans les syllabes à groupes de voyelles CVV :

Les suites de voyelles ei, ie, eu, uo, ou ne sont pas attestés aujourd’hui dans des mots sängö de souche, mais peuvent très bien apparaître dans des emprunts comme c'estle cas de mesie « monsieur », reisîi « réussir » ou dans des noms propres étrangers célèbres comme Keita « Kéita », Gêi « Guèye », Goû « Gohou ». C’est pourquoi, il faut les prendre aussi en considération.

 
La prononciation des consonnes T, D, S, Z et N dans les syllabes CiV

Dans les syllabes de type CiV, si la consonne est un T, D, S, Z ou N, sa prononciation peut être fortement modifiée par la suite  i+voyelle. Sous l’influence du i on a tendance à prononcer  ces consonnes comme suit:

Le N en particulier est prononcé toujours "gn" lorsqu’il est suivi de i+voyelle. Ces prononciations contextuelles sont des variantes et ne nécessitent pas le recours à des lettres supplémentaires pour les écrire. Il suffit de reconnaître le contexte i+voyelle qui les favorise pour savoir comment prononcer ces consonnes dans ce contexte. A noter que la prononciation des consonnes S, Z, T, D et N n’est pas modifiée par la suite u+voyelle. C'est uniquement le contexte i+voyelle qui influence leur prononciation.

 
La notation des tons dans les syllabes CiV, CVi, CuV, CVu.

Une syllabe CiV ou CVi est une syllabe constituée d’une consonne suivie de deux voyelles dont la première ou la seconde est un i. Lorsque les deux voyelles portent un ton moyen, la voyelle i est réécritet l'autre voyelle ne porte pas de tréma.  Lorsque les deux voyelles portent un ton haut, la voyelle i est écrit y et l'autre voyelle porte le circonflexe.

Une syllabe CuV ou CVu est une syllabe constituée d’une consonne suivie de deux voyelles dont la première ou la seconde est un u. Lorsque les deux voyelles portent un ton moyen, la voyelle u est réécriteet l'autre voyelle ne porte pas de tréma.  Lorsque les deux voyelles portent un ton haut, la voyelle u est écrite w et l'autre voyelle porte le circonflexe.

Lorsque les deux voyelles sont i et u c'est toujours celle qui suit immédiatement la consonne  qui est réécrite.

Cette simple règle de réécriture permet d’économiser beaucoup d’accents (trémas et circonflexes) là où ils se succèdent de trop près sur une même syllabe, provoquant souvent une surcharge d’encre quand on écrit à la main ou même à la machine avec certaines polices de caractères. Cette règle orthographique s’applique automatiquement à l’orthographe des participes issus de verbes contenant une syllabe de type CiV, Cvi, CuV et Cvu, puisqu’au participe tous les tons des verbes deviennent automatiquement des tons moyens.

 
La césure

On appelle césure la séparation des syllabes par un trait d'union lorsqu'on arrive à la fin d'une ligne afin de préserver la justification du texte à droite. Les règles de la césure sont propres à chaque langue comme toutes les règles orthographiques. En sängö, les règles de la césure sont les suivantes:

1) On ne sépare jamais les groupes de lettres qui notent une consonne ou une voyelle complexe comme les prénasales /mb/ et /ngb/ ou les voyelles nasales /an/ et iin/. Par exemple, la mot /sängö/ sera coupé /sä-ngö/ et non pas */sän-gö/ comme on le ferait en français pour /san-glot/.

2) On ne sépare pas les voyelles allongées comme dans /yeeke/ "tout doucement", /ngbiii/ "très longuement".

3) On ne sépare pas les groupe de consonnes de type Cr et Cl. Par exemple, on  coupe /eglîzi/ en /e-glî-zi/ et non pas */eg-lîzi/ "église".

4) On ne sépare pas les suites de voyelles VV quand elles appartiennent à une même unité minimale de sens (mot nu sans affixes).  Ainsi, on ne peut pas séparer les voyelles de mots comme / kûi/ "mourir", /hîo/ "vite". Par contre, quand on a /Bêafrîka/ en fin de ligne, on peut écrire /Bê-/ (retour à la ligne) /afrîka/, parce que les voyelles /ê/ et /a/ appartiennent à deux mots différents qui ont formé le mot composé /Bêafrîka/. De même /âîtä/ "frères" peut être coupé en /â-/ (retour à la ligne) /îtä/ car la première voyelle est un élément grammatical, une marque de pluriel et la seconde appartient à la racine du mot.

De nos jours, les traitements de texte résolvent la question de la justification des texte à droite par une gestion fine des espaces entre les mots de sorte que la ligne finisse toujours par un mot entier, ce qui évite de recourir à la césure.

Et voilà! C'est tout ce qu'il y a à savoir!

ÂWASIMBÄ

ABÂA LÊNDO SÔ FÂNÎ

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